Tangun

Lorsque nous pensons au folklore ou aux légendes asiatiques, la chine est le premier pays qui nous vient en tête, mais la Corée du sud n'est pas en reste question mythes, les légendes et mythes coréen qui regroupe tous ceux de la péninsules ne sont pas que l'écho de celles chinoises, bien au contraire malgré certaines divinités semblables. 

À l'origine, la Corée avait comme religion une forme de chamanisme eurasien et de totémisme d'Extrême-Orient, par après elle fût influencée par le bouddhisme, le confucianisme et de Taoïsme venu de chine.

Le paléolithique Coréen daterait de quatre cents mille ans à sept cents mille ans. La Corée serait ainsi l'un des plus anciens pays du monde.

Les légendes de la création en Corée

Il y a deux mythes sur la création celui de "Mago" et celui de "Tangun", la première serait beaucoup plus ancienne mais bien moins connue que la deuxième même si celle de Mago serait la plus coréenne des deux (autochtone) celle de Tangun ayant été influencée par le bouddhisme et le Taoïsme à l'époque venu de chine.
Malheureusement beaucoup de mythologie pré-bouddhiste ont disparu avec les siècles étant transmise à l'orale. 
Ciel, Tigre et Esprit sont les trois fondements du monde mythique Coréen.

Shin - Les divinités


"Shin" est le nom donné aux divinités ce qui pourrait être traduit par "esprit" similaire aux "Kami" au Japon. Ce sont des entités surnaturelles qui ont une influence sur la vie et les agissements des gens.
Le nom de ces divinités peut changer selon les récits, voici un exemple avec la déesse de la naissance soit Samshin-Halmang ou Danggeum-aegi.
Chaque "shin" a une fonction bien particulière. Le niveau de puissance diffère selon la divinité, par exemple les gardiens de la maison sont moins puissants que les dieux de la nature.
les "shin" sont célébrés par les Mudang (chamanes) lors de danses rituelles appelées "gut" ou "kut" ou de rites d'offrandes, appelés kosa. 

 

La création selon La légende de Tangun 

Selon la légende, Tangun, fils de Hwan-Ung et d'une ourse transformée en femme aurait fondé le royaume de Joseon, le 03 octobre 2333 avant nôtre ère.

Plus de 2000 avant Jésus-Christ, Hwan-Ung, fils de l'empereur céleste Hwan-In, descendit à la demande de son père, car Hwan-Ung était différent de ses frères, bien que vivant dans le monde céleste comme les autres, il n'éprouvait de l'intérêt que pour le monde sous le ciel, celui des hommes.

Hwan-Ung les observait du ciel, le monde sous les nuages, et le trouvait pitoyable et sauvage.

Où les faibles étaient vaincus par la force des plus puissants.

Où les uns et les autres se querellaient et commettaient toutes sorte de méfaits.

Alors le roi du monde du ciel céleste lui donna la mission de gouverner le monde des hommes.

En sa possession, il eu trois objets magiques, la clochette, un couteau et le miroir.

Ainsi accompagné de 3000 suivants, du dieu chargé de la pluie, celui chargé des nuages et celui chargé du vent, ils descendirent sur terre.

Avec comme mission d'apporter des valeurs, le bonheur et la prospérité aux hommes.

Hwan-Ung travailla dure et il établi la cité de Dieu (shinshi) au sommet du mont Baek.

Il enseigna et appliqua lois et valeurs morales ainsi que l'agriculture, la médecine dont l'acupuncture avec l'aide de ses ministres des nuages, de la pluie et du vent.

Un jour, une ourse et un tigre vinrent se plaindre à lui et lui demander conseil

Ils voulaient devenir humains

Hwan-Ung décida de les aider et leurs donna à chacun 20 gousses d'ail et de l'armoise.

Il leur dit : "restez dans l'obscurité et mangez cette nourriture sacrée, humains vous deviendrez ou animaux vous resterez"

"100 jours et votre vœux sera exaucé."

 Au bout de 20 jours de régime et d'obscurité, enfermé dans une grotte, le tigre commençait à devenir fou, il rêvait de chasser, de manger, de courir dans les vallées à volonté

Alors malgré le réconfort et les encouragements de son amie, il décida qu'il était temps pour lui d'abandonner.

L'ourse malgré la solitude resta bien déterminée à accomplir son rêve.

Elle en fût récompensée et devint une humaine nommée Hungnyeo.

La femme ourse remercia Hwan-Ung et lui fit des offrandes.

 Mais quelques temps plus tard, elle sombra petit à petit dans la tristesse et la mélancolie face à la solitude.

Elle souhaitait fondé un foyer comme bon nombre de femme.

Chaque jour, elle se mit à prier de tout son cœur la déesse du bouleau Shindansu. Hwan-Ung fût ému, il prit forme humaine et décida de la prendre pour femme.

De cette union elle donna naissance à un fils qu'ils nommèrent Dan-Gun. "Le prince du bouleau".

Cet enfant en grandissant devint chaque jour de plus en plus courageux et intelligent tout comme ses parents. Il finit par accéder aux trône en -2333, le jeune Dan-Gun créa la cité de Asadal, la capitale et le royaume de Gojoseon.

Ainsi la Corée fût née.

Ce mythe est intéressant par sa transmission de génération en génération, il a été retranscrit pour la première en 1281 après Jésus Christ par le moine bouddhiste Il Yeon dans ses chroniques nommée "Geste mémorables des trois royaumes", ce qui veut dire que cette légende a été transmise oralement pendant plus d'un millénaire.

L'histoire de Dangun rappelle assez la fondation de Rome, ou Ascagne fils d'Énée, seul rescapé de la bataille de Troie, fonde Albe-La-Longue dont les descendants fonderont par le suite Rome.

Cette construction en palier représente l'assemblage de plusieurs éléments disparates. Nous retrouvons montagne sacrée, ciel, bouleau magique, ourse métamorphosée en femme.

La tradition chamanique y est bien représentée par les esprits des animaux, des végétaux, des fleuves et des astres. Autant d'esprits bénéfiques que maléfiques qu'il faut concilier par incantations mystique.

Dans ce mythe coréen nous pouvons y retrouver la trace de la tradition chinoise. En effet le roi du ciel ainsi que son fils Hwanung et ses ministres du ciel, ressemblent aux souverains légendaires de la période dites des "Trois Augustes et des Cinq Empereur" qui gouvernaient la Chine au troisième millénaire.

Certains pensent que Dangun ne serait pas un nom mais un titre, une sorte de titre pour un prince chamane, ce mythe représenterait la victoire du clan de l'ourse sur celui du Tigre.

La Corée du Sud fit de Tangun une figure tutélaire et institua un calendrier (dont le point d'origine est l'année 2333 avant J.-C.) qui sera employé parallèlement au calendrier grégorien jusqu'en 1961.   La légende de Tangun est encore aujourd'hui le point d'identité coréenne. Emporté par l'enthousiasme d'une victoire coréenne lors la Coupe du monde de football en 2002, le président Kim Dae-jung avait déclaré : "C'est le plus beau jour de l'histoire de la Corée depuis Tangun..."   Quant à la Corée du Nord, après avoir affirmé que Tangun était une superstition, elle l'a "réhabilité".   Et, en 1993, on aurait découvert son tombeau et ses ossements au pied du mont Taebaek, aux environs de Pyongyang.   Une "stupéfiante découverte" qui laissa sceptiques archéologues et historiens au Sud. peu importe les diverses opinion, un immense mausolée y fût construit, où ont lieu des rites de vénération de Tangun.

Voici une déclaration que les deux Corée ont en commun: "Nous sommes les descendants de Tangun ; coule dans nos veines le même sang, et la réunification marquera une nouvelle ouverture du ciel".

Le 3 Octobre, le jour de la fondation de Ko-Chosŏn est maintenant un jour férié national en Corée du Sud.

 

Magohalmi, ou grand-mère Mago

 

Magohalmi est la grande déesse de la terre qui a crée toutes les formes géographiques au début de l'univers.

Malgré sa piètre apparance, elle est très forte avec un corp gigantesque de la taille des montagnes. Elle est dotée du pouvoir de la création, elle peut déplacer de la terre et des rochers et modifié l'apparence du paysage naturel.

"Pour créer les montagnes et les îles, elle transporta de la boue dans sa jupe. Son urine et ses excréments créèrent des collines et des rivières. Elle a placé dans certains villages de gros rochers avec ses mains ou son fouet. Elle était tellement immense qu'elle pouvait traverser les mers, elle était si grande que 90 000 milliers de chanvre ne suffisaient pas pour la vêtir. Elle était si forte que quand elle a uriné avec ses jambes chevauchant le mont. Nogo et Mt. Bulguk à Yangju, le jet d'urine fissura un énorme rocher de Munhakjae Pass."

Il existe différentes versions à travers tout le pays avec différents noms selon les régions. Dans la province de Jeolla du Nord, au sanctuaire de Suseong de Buan, elle apparaît avec ses huit filles comme la déesse patronne des pêcheurs. Grand-mère Seolmundae sur l'île de Jeju; Angadakhalmi (grand-mère Angadak) de la province de Gyeongsang. Gaeyanghalmi (grand-mère Gaeyang) sur la côte ouest; Seoguhalmi (grand-mère Seogu) dans la province de Gangwon. La création du monde de Magohalmi se différencie des autres mythes coréens par les divinités masculines comme Miruk ou Cheon Jiwang qui ont accompli les créations initiales tels que le ciel, le soleil, la lune et la terre. Tandis que Magohalmi est chargée de la création de la nature et des spécificités géographique d'un lieu.

Samshim, la déesse de la naissance

Samshin ou trois déesses en coréens (littéralement trois esprits), elles apparaissaient comme trois grand-mères. Halmoni est un titre pour une divinité ancêtre vénérée et signifie "grand-mère. Lorsqu'elle sont évoquée avec le titre honorifique de Samshin Halmoni ou seulement Samshim, les trois déesses sont alors considérée comme une seule entité Samshin, la seule déesse de la naissance dans le chamanisme coréen. En Corée du Sud, une montagne porte son nom le Samsinbong, connu sous le nom de Three Spirit Peak

Jusqu'à l'âge de sept ans, chaque enfant était sous la protection de Samshim, passé cet âge l'enfant était par la suite protégé par la divinité des sept étoiles, l'ours Ursa Major Chaque village et chaque maison aurait sa propre déesse de naissance. A l'heure actuelle le peuple coréens pensent encore que la partie la plus chaude du salon principal appelé "anbang" appartient à Samshim Halmoni, des rituels et des prières y sont toujours pratiqués. Samshin Halmoni est honorée lors de l'accouchement et lors des fêtes d'anniversaire avec des offrandes de riz, de sauce soja et de vin, le tout présenté sous la forme d'un dîner. Au troisième et au septième jour après l'accouchement, les sous-vêtements de la mère étaient pliés et placés dans la zone "anbang Samsin" où un petit autel y était posé, là des prières pour une vie longue et saine de l'enfant étaient exécutées. Selon la légende Samshim Halmoni rendait visite au Samsin Danji ( 삼신 단지) un pot rempli de riz, puis recouvert de papier et scellé avec un nœud noué dans le sens anti-horaire. Cependant, certains ménages exécuteraient Geongung Samsin, l'acte d'honorer Samsin, uniquement dans l'esprit. Samshin Halmoni a été honoré avec Jesas à chaque fête ou fête d'anniversaire dans la maison, ainsi que les troisième, septième et trente-septième jours après l'accouchement. Lorsqu'une femme de la maison était enceinte ou accouchait , la pièce où était gardé le Samsin Danji était scellée avec des cordes pour symboliser et contenir le puissant pouvoir de Samshin Halmoni. Après l'accouchement, une corde serait également suspendue à l'extérieur de la maison pour marquer l'événement chanceux de "l'ouverture de ce qui a été attaché", symbolisant l'acte de naissance, et pour conjurer les mauvais esprits qui pourraient menacer la mère et le nouveau bébé. La croyance en Samshin Halmoni est la plus forte sur l'île de Jeju.

Lorsqu'une femme désirait concevoir, elle partageait son repas de "riz Samshin" a une mère qui avait accouché récemment et priait Samshin dans le "anbang".

Samshin Halmoni serait les trois filles de la déesse vierge du ciel qui était devenue la première chamane "mudang", nomée T'ang Kum Agassi , ou Tanggum Aeggi. Elle serait descendue du ciel sur la terre pour donner naissance au Samshin dans une grotte, en hommage au culte des ours. Par après avec l'entrée du bouddhisme masculin, le mythe a été modifié Tanggum Aeggi donnant également naissance à 3 fils, qui sont devenus des dieux bouddhistes du ciel. Les Samshin halomoni ont par la suite donnés naissance aux premiers humains sur terre, devenant les déesses mères et les ancêtres de tous les humains.

Dans une des légendes de Samshin, les deux personnages principaux, la princesse malveillante du palais des dragons de la mer de l'Est et la gentille princesse du royaume de Myeongjin, sont des femmes, relevant la bride entre l'ancien mythe et le chamanisme coréen au penchant féminin.

Le Dol () célébration

le dol, doljanchi ou tol est certainement l'une des célébration d'anniversaire les plus importantes en Corée. le Dol est célébré lors de la première année de l'enfant. Lorsque la Corée avait peu de connaissance médicale, de nombreux nouveaux-nés mourraient de maladie infantiles ou des différences saisonnières en températures, alors lorsqu'un enfant atteignait l'âge d'un an, c'était un évènement très heureux.

Et la première partie de la célébration consistait à prier la déesse de la naissance Samshin ainsi que le dieu de la montagne, Sanshin. Les coréens préparaient la table de prière avec de la nourriture bien spécifique, un bol de riz blanc cuit à la vapeur, une soupe d'algues appelé miyeok-guk et un bol d'eau pure. Des gâteaux de riz aux haricots rouges étagés, samshin siru étaient placés à côté de la table de prière. Les gâteaux de riz n'étaient pas partagés en dehors de la famille, selon la croyance partarger ces gâteaux de riz avec l'extérieur de la famille aurait pu porter malheur à l'enfant célébré. 

Quand tout est prêt sur la table de prière, la mère ou la grand-mère de l'enfant priait Sanshin et Samshin, en mettant ses mains ensemble et frottant ses paumes. Cette dernière implorait la longévité de son enfant, souhaitait bonne chance au dieu de la montagne et rendait grâce à Samshin, la déesse de la naissance. Une fois la prière terminée, elle s'inclinait devant Samshin à plusieurs reprises. Les femmes étaient les seules autorisées à participer à cette cérémonie; il était interdit aux hommes de faire partie de la prière. Le commencement de la prière dépendait selon les régions, à Séoul, les gens priaient tôt le matin de l'anniversaire, alors que dans d'autres régions les prires se faisaient la veille au soir de l'anniversaire de l'enfant. De nos jours, cette partie des célébrations est généralement ignorée, car le muisme (la religion qui adorait les dieux coréens) n'est que rarement pratiquée.

Sanshin  산신 (dieu de la montagne)

Les Sanshin sont les dieux de la montagne, ils sont suvent lié  un tigre. Au japon leur équivalent est le Yama-No-Kami ou Yama-Gami. Chaque temple bouddhiste possède un sanctuaire appelé sansingak (산신각, 山神閣),

en général il y est représenté par un homme entouré de tigres. Sanshin représente la beauté, son mystère et l'apparence émotionnel qui est élevé vers le ciel. La  montagne à la vue sur le pays des dieux et la vue extérieur des morts. La croyance que la montagne est considérée comme un corp mystique donnant l'abondance et la protection est citée dans le Seonanggut encore de nos jours. Quand la montagne se trouve entre les cieux de dieux et la vue extérieur des êtres humains, et sert de lien entre les deux monde, elle est nommée la montagne du monde ou la montagne de l'univers. On dit aussi que la montagne s'élève au centre du monde.

Il y aussi des femmes Sanshin comme Eunjesansungmo (운제산 성모; Hanja: 雲梯 山 聖母), qui est une femme si NamheaYongwang, Jirisansungmocheonwang (지리산 성모 천왕) et Mireukhalmi (미륵 할미). 

Haesik (해식) et Dalsoon (달순)

 

"Dans des temps immémoriaux, il n'existait que les étoiles, voici l'histoire de l'apparition de la lune et du soleil.

Une pauvre paysanne vendait des gâteaux de riz pour survivre avec l'aide de ses deux enfants, son fils ainé nommé Haesik (해식), qui était très sage et de sa fille nommée Dalsoon (달순), elle aussi était sage mais un peu crédule.

un jour la mère dût partir afin d'aller vendre ses gâteaux dans un village voisin. Elle dit aux enfants de n'ouvrir à personne pendant son absence. Sur le chemin du retour, elle rencontra un tigre, sur le dessus d'une colline qui exigea un gâteau comme laisser passer. Elle lui donna et put passer mais sur la colline d'après le tigre était à nouveau sur son chemin, il réclama deux gâteaux de riz, elle lui donna, mais i ll'attendit à nouveau sur la troisième colline. Le tigre lui demanda quatre gâteaux de riz contre la vie sauve. Quand elle n'eut plus de gâteaux, le tigre la menaça de la dévorer.

La nuit était tombée et les enfants étaient inquiets du retard de leur mère. Haesik vérifia que la porte était bien verrouillée quand il entendit une voix qui appelait de l'extérieur. Dalsoon pensa que c'était leur mère, mais Haesik lui répondit que la voix n’était pas la même. Le tigre les pressa d'ouvrir la porte, mais Haesik refusa fermement tant qu’il n’aurait pas une preuve de son identité.

Le tigre utilisa alors de la poudre de riz qui recouvrait le fond du panier et en saupoudra ses pattes pour les blanchir. Puis il passa ses doigts sous la porte, Dalsoon, convaincue que c'était bien leur mère, elle lui ouvrit la porte. A la vue du tigre les enfants prirent la fuite dans le jardin et grimpèrent  un arbre pour se mettre hors d'atteinte.

Le tigre furieux de ne pas pouvoir grimper dans l'arbre alla chercher une hache et se mit à couper le tronc. Dalsoon au cœur pur pria les cieux de leur envoyer une corde solide s'ils devaient avoir la vie sauve. Et effectivement une solide corde leurs permit de grimper jusqu'au ciel.

Ayant vu cela, le tigre fit la même demande, une corde lui fut envoyée également mais celle-ci était pourrie et il chuta lourdement dans un champ de millet. Et depuis ce jour les épis de millet sont teintés de rouge sang.

Dans le ciel Haesik devint le soleil et Dalsoon devint la lune. 

Dans certaines version de la légende, Dalsoon se plaignit parce qu'elle avait peur du noir et Haesik décida alors de prendre sa place pour que Dalsoon puisse devenir le soleil.

Cette histoire ressemble au conte de Grimm: le loup et les sept chevreaux

Deux cyprès s’écartant pour laisser voir cinq hautes montagnes, surmontées d’une lune et d’un soleil, ilwolobongdo (일월오봉도) en coréen, c’est à dire « peinture représentant le soleil, la lune et les cinq sommets ».

Deux cyprès s’écartant pour laisser voir cinq hautes montagnes, surmontées d’une lune et d’un soleil, ilwolobongdo (일월오봉도) en coréen, c’est à dire « peinture représentant le soleil, la lune et les cinq sommets ».

Légende de Chilseok (칠석)

 

Il y a fort longtemps, le roi Céleste eu une fille nommé Jiknyeo. Cette princesse étant une tisserande talentueuse, eût comme travail de créer de magnifiques vêtements.

Un jour, durant son travail, elle regarda par la fenêtre et croisa le regard d'une personne attendant de l'autre côté de la Voie Lactée. Cette personne était Gyeonwu, le gardien de troupeaux de bœufs. Ils tombèrent fous amoureux l'un de l'autre et le Roi Céleste leur permit de se marier. Ils étaient très heureux ensemble. Malheureusement, leur joie fut de courte durée car lorsqu'ils étaient ensemble, ils négligeaient leurs responsabilités. Les vêtements étaient mal cousus et les animaux restaient sans surveillance. 

La colère du Roi Céleste fut tellement grande qu'il en arriva à la conclusion que le couple devait être séparé et qu'ils devaient vivre séparément.

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Maintenant, Jiknyeo et Gyeonwu n'ont le droit de se voir qu'une fois par an.

On dit que le septième jour du septième mois du calendrier lunaire, les corbeaux et les pies volent ensemble pour former un pont appelé l'Ojakgyo permettant aux amants de traverser la Voie Lactée et d'être réunis.

On dit aussi que s'il pleut ce jour-là, c'est qu'ils sont en larmes de devoir se séparer une nouvelle fois pour une année de plus.

De nos jours, Chilseok (칠석) est un festival traditionnel coréen qui a lieu chaque année le septième jour du septième mois du calendrier lunaire et est originaire du festival chinois Qixi.

Pour la météo, Chilseok représente le moment où la chaleur des derniers jours va s'atténuer et le commencement de la saison de la mousson.

Les coréens offrent traditionnellement de la citrouille frite à la constellation de la Grande Ours. Autrefois les étudiants écrivaient des poèmes sur l'histoire de Gyeonwu et Jiknyeo lors du festival de Chilseok.

Il y avait aussi les coutumes appelées Pogui (폭의) et Pokseo (폭서) durant lesquelles les habits ainsi que les livres étaient enlevés des armoires pour les faire sécher au soleil dans le but d'éviter la moisissure de se développer après la saison des pluies.

Pendant le festival, les femmes priaient l'étoile de Véga ou "l'étoile des tisserands" pour améliorer leurs compétences en couture.

On disait que si une toile d'araignée apparaissait la nuit de leurs prières sur une table de la maison, leur vœu allait être exaucé.

De nos jours, les coréens ont l'habitude de prendre des bains et de manger des plats à base de blé, comme des pâtes ou des gâteaux, puisque le vent et la pluie qui arrivent après le Chilseok nuisent au goût du blé.

Les plats les plus traditionnels de cette journée sont le Miljeonbyeong (밀전병) et le Sirutteok (시루떡), à base de riz et d'haricots rouge.

              

 

Les Jeoseung Saja (저승사자)

 

Les Jeoseung Saja (저승사자) ou Juhseung Chasa étaient les envoyés du dieu de l'Au-delà pour recueillir les âmes des défunts. Ils apparaissent sous forme humaine vêtu d'un gat (chapeau coréen) noir et de longs Hanbok noirs. Leurs peaux est pâle et leurs yeux sont enfoncés ou cachés et ne rencontrent que ceux proche de la mort. Lorsqu'ils lisent le nom d'une personne trois fois, cette personne meurt. Malgré qu'ils soient craints parce qu'ils représentent la mort, Les jeoseung Saja ne sont pas maléfiques, ils sont les gardiens des âmes des morts et ont comme mission de les accompagner dans l'Au-delà. Si vous rêvez des Jeoseung Saja, ce n'est peut-être pas le signe de votre mort prochaine mais celle d'un de vos proches.

Leurs chef est Gangnim, il est aidé par quatre lieutenant, Gangnim est un mortel qui a capturé Yeomra, le roi des enfers.

  • Hwadeok Chasa est chargé des personne qui meurent dans les incendies.

  • Yonggung Chasa est chargé de ceux qui meurent en mer.

  • Danmul Chasa est chargé de ceux qui se noient dans les puits.

  • Tuseok Chasa, lui est chargé de ceux qui ont été tués par des rochers ou ont été lapidés.

Lorsque votre heure est venue, il est presque impossible d'échapper aux Jeoseung Saja. Il est impossible de soudoyer ou de raisonner les Jeoseung Saja. Seuls les fantômes rebelles comme Arang peuvent résister aux Jeoseung Saja afin de rester sur terre pour achever leur mission.

 

Yuhwa, la reine mère -유화

 

Yuhwa appelée reine mère (titre posthume) est la fille de Habaek, dieu de la rivière yalu. Yuhwa a deux soeurs, Hwehwa, et Wuihwa.

Un jour Yuhwa qui se baignait en compagnie de ses deux soeurs fut surprise par Hae Mo-Su qui les amena a son palais. Les deux soeurs reussirent à s'échapper laissant Yuhwa seul au palais avec Hae Mo-Su. Habaek fut fortement contrarié lorsqu'il apprit ce qu'il s'était passé. Malgré que Hae Mo-Su affirma venir du ciel, Habaek le provoqua en duel de métamorphose.

Habaek se transforma en carpe, puis en cerf et en caille, mais Hae Mo-Su sut le contrer à chaque fois en se transformant en un animal plus fort.

Habaek dut admettre sa suprématie et accepta le mariage.

Mais alors que la cérémonie de mariage était terminée et que Hae Mo-Su amenait Yuhwa au ciel à l'aide d'un char tiré par cinq dragons, Yuhwa reussit à s'enfuir.

Elle retourna auprès de son père mais celui-ci refusa de lui parler et l'envoya à Dongbuyeo, la condamnant à une vie mortelle.

Il existe une autre version dans laquelle, Habaek fait boire son futur gendre et parvient à l'enfermer dans une poche de cuir. Mais Hae Mo-Su réussit à faire exploser sa prison laissant Yuhwa avec son père qui finit par la chasser.

Des pêcheurs recueillirent Yuhwa qui l'amenèrent a Geumwa, un roi local. Grâce à sa beauté et à son intelligence qui éblouirent le roi, elle devint sa concubine.

Mais un jour Yuhwa fut touchée par un rayon de soleil et elle en tomba enceinte. Cinq jours plus tard, elle mit au monde un œuf, Geumwa le jeta au loin dans la rue dans l'espoir que des animaux sauvages viennent le manger. Ce fut l'inverse qui arriva, les animaux en prirent soin. Alors Geumwa decida de le détruire lui-même sans succès. Face à son échec, il rendit l'œuf à Yuhwa. Après quelques temps, un garçon en sortit. Il fût nommé Jumong.

Hae Mo-Su était le père de Jumong selon le Samguk Sagi.

Après sa mort, Yuhwa reçut le titre posthume de la Reine Mère.

Hae Mo-Su - 해모수

Hae Mo-Su est le fils du ciel monté dans un char tiré par cinq dragons pour fondé Bukbuyeo (Buyeo du Nord), son fils Dongmyeong (Jumong) étant le fondateur de Goguryeo

 

Jumong

 

Jumong serait le fils de Hae Mo-Su et Yuhwa. Jumong qui signifie "habile à l'arc" était célèbre pour son talent exceptionnel dans le maniement du tir à l'arc. Daeso et Yongpo, fils de Geumwa devinrent jaloux de Jumong. Pour pouvoir poursuivre le rêve de Hae Mo-Su qui était d'unifier les territoires de Gojoseon, il dût quitter Buyeo. Gojoseon avait été séparé suite aux gouvernements corrompu de la dynastie Han.

Selon la légende, alors que Jumong partait à cheval il fut bloqué par une rivière infranchissable. De l'eau, sortit alors des tortues ainsi que d'autres créatures afin de faire un pont et de lui permettre de traverser la rivière.

Jumong se maria avec Ye Soya qui lui donna un fils appelé Yuri.

Selon les faits historiques, Jumong est devenu le premier roi de Goguryeo en 37 avant notre ère et réussi à unifier les cinq tribus de Jolbon pour former un royaume unique.

 

Les Kkoktu

 

Les Kkoktu sont des entités funéraires qui protègent, soignent et distraient les défunts juste après leurs morts.

Les Kkoktu viennent en cortège, il y a un gardien suivi par un soignant et un artiste.

Durant la dynastie de Joseon, les statuettes de ces serviteurs richement décorées étaient courante. 

Chacun des trois entités ont un rôle important pour le défunt.

Le Gardien guide le mort dans l'Au-delà en chassant les mauvais esprits et le sert. Traditionnellement il avait un air terrifiant et il était armé d’une lance, plus tard il prit la forme d'un officier de l'armée ou d'un policier.

Le soignant lui prend soin du mort comme s'il était encore en vie en lui prodiguant des soins médicaux. C’était souvent une femme, ou même un couple.

L'artiste a un rôle de réconfort que se soit pour l'esprit du défunt ou pour les vivants qui les pleurent. Souvent c'était un acrobate ou un musicien.

Les Yokwe

Les Yokwe peuvent être comparés aux Yokai japonais, ce sont des êtres surnaturels avec d'incroyable pouvoir. Il en existe plusieurs sortes, en voici quelqu'uns:

Le Kumiho (구미호)

Le Kumiho ou gumiho s'apparente au renard à neufs queue des légendes japonaise appelé Kyubi Kitsune et chinoise Jui Wei Hi.

Il est assez connu et est populaire dans la culture coréenne, c'est un renard à neuf queue, qui se nourri du foie ou du cœur des humains qu'il rencontre.

Il existe beaucoup d'histoires sur le kumiho, ces esprits seraient le fruit d'une longue longévité ou d'une accumulation d'énergie. Il prendrait vie lorsqu'un renard vit 1000 ans, il deviendrait alors un kumiho et pourrait changer d'apparence à volonté, dans la plupart des légendes, il se transforme en une belle jeune femme qui essayera de séduire les hommes pour leurs manger le foie ou le cœur.

Ces séductrices maléfiques conduisent à la catastrophe, que se soit, un homme, une famille, un clan ou un empire.

L'origine du kumiho serait l'Inde, il serait passer par le Tibet pour arriver dans l'empire du milieu grâce à un lettré japonais à la recherche de renseignements sur le calendrier lunaire, transformée en concubine, il aurait mit en difficulté le trône, dès son arrivée le kumiho répandit le trouble dans toute l'archipel.

 

Selon une des légendes il prit pitié d'une de ses victimes qui le suppliait de le laisser sauf car il était seul à s'occuper de sa vieille mère. 

Le Gimeho accepta sa demande à condition qu'il garde le secret de son existence durant 1000 jours. 

Quelques temps plus tard l'homme trouva une épouse, un jour celle-ci lui expliqua que plusieurs personnes mourrait de façon étrange dans la région, le foie en moins. 

Le mari se souvenant du Gimeho expliqua tout à sa femme. 

L'homme mourra après son conte, le foie dévoré par sa femme, les dernières paroles de sa femme était "je t'avais donné une chance, il te restait un jour, tu as échoué"

Alors que Jui Wei Hi et le kitsune sont assez souvent vu comme des êtres avec des traits moraux ambivalent, le kumiho est presque à chaque fois représenté comme un être maléfique, qui se repaît de chair humaine. Nous ne savons pas depuis quand les Coréens ont commencé à traité le kumiho comme une créature complètement maléfique, alors qu'il est possible de trouver dans les anciens textes chinois de bienveillants kumiho aidant les humains, ou même d'humains profitant de la gentillesse de certains kumiho trop naïfs. On retrouve dans le grand recueil de l'ère de la Grande Paix l'affirmation selon laquelle le royaume de Silla adorait les renards comme des êtres sacrés. il est possible que dans l'ancienne Corée, les deux points de vue coexistaient. Certaines personnes pensent que cela serait l'occupation japonaise qui auraient influencé l'image négative du kumiho.

Ce qui différencie le plus le kumiho du kitsune et du Jui wei Hi est l'existence du "yeowu guseul(여우구슬, littéralement la perle/bille du renard) qui serait remplie de connaissance. selon la mythologie, il serait la source du pouvoir du kumiho et une source de connaissance pour les humains si il peut la voler et l'avaler. Grâce à cette perle il peut aspirer l'énergie des hommes. A l'allure d'un baiser profond, le kumiho envoie le "yeowu guseul" dans la bouche de la personne, puis le reprend avec la langue. mais si cette dernière avale le yeowu guseul, et parvient alors à voir "le ciel, la terre et les gens" chacune de ces observations offrira des connaissances surnaturelles. Mais dans la plupart des contes, la personne ne parvient pas à regarder le "ciel". 

La plupart des légendes font état du fait que, malgré sa capacité à changer d'apparence, le kumiho conserve toujours quelque chose du renard (un visage aux traits ressemblant à un renard, une paire d'oreilles ou encore ses neuf queues). Ainsi, si son apparence change, sa nature, elle, ne change pas. 

Comme dans nos contes en Occident, de nombreuses variations au sujet du mythe du kumiho existe, tout dépend des libertés prise dans les histoires se basant sur cette légende. Par exemple, l'une des versions du mythe  nous explique qu'avec suffisamment de volonté, un kumiho peut quitter son état de yokwe, pour devenir définitivement un homme et ainsi se défaire de sa nature maléfique. Selon les histoires, nous pouvons avoir différentes explication de ce procédé, mais ayant parfois des aspects comme s'abstenir de tuer ou de consommer de la chair humaine durant 1000 jours, ou encore obtenir un Yeouiju, ou aussi nommée cintamani (dans la tradition bouddhiste, c'est une pierre précieuse réalisant les vœux) et s'assurer que cette pierre voit la pleine lune tous les mois pendant cette épreuve. Contrairement aux dragons coréens porteurs de Yeouiju, les kumiho n'étaient pas perçus comme tout-puissant ou capables de créer grâce leur volonté, étant des êtres moindres.

 

Le Samjokgu (삼족구 - 三足狗)

 

Le Samjokgu est un Chien à trois pattes, En Corée les créatures à trois pates ou trois yeux sont courantes. Le chiffre trois étant de bonne augure, il est l'addition du symbole du masculin (1) et du féminin (2). Le trois signifiant la naissance, de ce fait la création de la vie. Les Samjokgu qui ont soit trois yeux ou trois pattes sont des êtres loyaux leur magie leur permet d'attraper les fugitifs. Ils sont capable de reconnaitre un Kumiho même lorsqu'il est déguisé ou camouflé. Les Kumiho les évitent car ils les redoutent.

Voici une des légendes de "Samjokgu"

Le renard à neuf queues" Gumiho" s'était transformée en une belle femme et était devenue l'épouse du roi Zhou de la Chine ancienne. le ri ayant beaucoup d'affection pour Daji, cette derniere lui demanda de lui construire une maison en perles, et quand le roi lui a demandé qui était capable d'une tel construction. Daji avait répondu que c'étai le grand-duc Jiang, le grand stratège. Daji était effrayée par Jiang et avait prévu de le tuer sur les ordre du roi après avoir prouver qu'il aurait été incapable de construire la maison selon les ordres du roi. Jiang affirma pouvoir construire cette maison, puis il s'enfuit. Après la fuite de Jiang, les actes pervers de Daji se sont multipliés, tuant de plus en plus d'hommes à manger. Mais un jour, le grand-duc Jiang a acquis le chien à trois pattes "Samjokgu", il est retourné à la cour, où le "Samjokgu" a sauté de l'intérieur de la robe de Jiang, il a attaqué le cou de Daji. Mordu par le chien, Daji a retrouvé sa forme de Gumiho et est mort.

 

Le Samjokgu petit mais féroce a pu vaincre un renard à neuf queues âgé de mille ans, c'était parce qu'il possédait des pouvoir divins afin de combattre le mal. Comme le chien indigène "Sapsalgae" comme on le voit dans d'autres contes, ù il tue un rat transformé en humain ou le messager des enfers (jeoseungsaja).

Ce conte reflète la tentative du vainqueur de dénigrer la sombre istoire d'un royaume déchu en ajoutant des éléments du surnaturel opour souligner le point de vue qu'un royaume qui est tomé sur un renard sous forme humaine aait déjà été rejeté par la volonté céleste

 

 

Bulyeowoo  (불여우)

 

Le Bulyeowoo est un renard qui vit plus de cent ans et qui peut se transformé en une femme. Ils sont appelés les renards de feu.

 

 

Bulgasari (불가사리  - 不可杀伊)

 

Le Bulgasari, signifie littéralement "impossible à tuer" est un monstre légendaire en corée ainsi qe dans d'aautres pays d'asie comme la chine. 

Le Bulgasari est une créature qui se nourrit du fer, peut vaincre le cauchemar et la variole. Il est impossible à tuer, lorsque son corp est en feu de bout en bout, il envahit les habitations qui sont ravagées par les flammes.

Dans le dictionnaire coréen il décrit avec «le corps d'un ours, le nez d'un éléphant, l'œil d'un rhinocéros, la fourrure en aiguille, la queue d'une vache, la jambe d'un tigre». Mais, son apparence change selon les récits.

Le look de Bulgasari varie selon les régions. Ainsi, nous pouvons trouver différentes illustrations de celui-ci selon les artistes. Mais les représentations gardent en commun, le corps d'un ours, la tête et le nez d'un éléphant.

Selon la légende, il était impossible à tuer et se noule monstre n'est pas mort et le corps est en feu de bout en bout. puis envahir les maisons privées. alors ces maisons sont incendiées. "

Voici une des légendes du Bulgasari 

Durant l'ère de Goryeo (la dynastie coréenne) vivait un moine bouddhiste qui se nommait Ki jong-Lan. il reçut d'une diseuse de bonne aventure, une divination par accident, celle-ci disait "vous pouvez prendre 100 fils". Afin d'y parvenir, il eut des relations avec des femmes venues prier au temple bouddhiste. Ainsi, il eut 99 fils.

Mais il fût prit alors qu'il violait la femme d'un ministre. De ce fait il fût placé sur la liste des personnes recherchées. Il se réfugia alors chez sa sœur cadettes pour lui demander de l'aide. Mais la sœur afin d'obtenir la récompense proposa à son mari de dénoncer son frère. Le mari de la sœur tua sa femme parce qu'il pensait que sa femme avait trahi les lois morales. Ce dernier aida alors le moine.

En retour, le moine lui offrit un monstre fabriqué à partir de la pâte de riz. Ce monstre ressemblait à un petit insecte. La créature commença à manger de petites aiguilles. puis a mangé des baguettes, une cuillère, des ciseaux, une houe et ainsi de suite. Finalement, le monstre prend de l'ampleur à mesure qu'il se nourrit de fer.

Goryeo essaya de tuer ce monstre mais n'y parvint pas. D'où lui est venu son nom "Bulgasari". 

Goryeo a alors brulé la bête, mais celle-ci survivait toujours. Bulgasari le corp en feu déambula sur le territoire. Le pays entier était en danger par les flammes. Le roi de Goryeo a déclara que l'homme qui arrivait à tué le Bulgasari serait récompensé par une position gouvernemental ainsi que par un trésor. Un homme attacha une amulette qu'il avait eue par le moine (le frère de l'épouse) au corps du Bulgasari. Grâce à la relique, le Bulgasari vomi tout le fer et disparu. En récompense, il a reçu une position gouvernementale, un trésor et vécu heureux.

Bulgasari a une caractéristique héroïque. Ce monstre est apparu à l'époque chaotique et a neutralisé la hiérarchie.

De plus, les aspects de transmission de Bulgasari montrent une avidité d'humain immoral.

 

Dokkaebi (도 깨 비 - 多怪比)

 

Le dokkaebi ou duduri est une créature de la lithologie coréenne, selon les nombreuses légendes le Dokkaebi, il est souvent issu d'un objet ancien et n'a pas l'âme d'un défunt. Il peut prendre la forme d'une sorte de gobelin européen maléfique, à l'allure humoristique.

Les dokkaebi seraient des esprits bon ou mauvais qui aiment jouer de bon ou mauvais tours.

Ils aiment faire des plaisanteries aux personnes mauvaises et apporter la chance aux bonnes personnes. 

L'une des légende du dokkaebi est celle d'un vielle homme vivant seul dans les montagnes, 

Un jour un vieil homme vint lui à lui, ce dernier lui offrit de l'alcool et ils devinrent amis.

Le Viel homme recevait de plus en plus souvent le dokkaebi chez lui, ayant de longues conversations. 

Mais un jour, le vieil homme regarda son reflet dans le lac, et fut choqué et effrayé de voir qu'il ressemblait de plus en plus à un dokkaebi

Il décida de s'en débarrasser et l'invita chez lui, il lui demanda "qu'elle est ta plus grande peur ?" le dokkaebi lui repondit "du sang et toi ? ".

Le Viel homme rusé prétendit avoir peur de l'argent, et que c'était pour cela qu'il vivait seul dans la montagne. 

Le lendemain, le vieil homme tua une vache et rependit son sang sur les murs de sa demeure. 

Le dokkaebi voyant cela, fût choqué et en parti en courant en colère lui promettant de revenir avec sa plus grande peur. 

Le lendemain le dokkaebi réapparu chez le vielle homme avec des sacs rempli d'argent. La créature lui remit les sacs et ne revint jamais. 

Après cette histoire le vieil homme devint la personne la plus riche de la région.

 

Le Haetae

 

Le Haetae ou Haechi connu sous le nom de Xiezhi (獬豸) en Chine. Il est capable de distinguer la vérité des mensonges. Il ressemblait à un lion couvert d'écaille, il était parfois muni d'une corne sur le front. C’est un animal qui se nourrit du feu. Il portait une clochette autour du cou et vivait dans les régions frontalières de la Mandchourie. On dit qu’ils gardaient des siècles durant la frontière entre la Corée et la Mandchourie. Leurs apparences robuste, les rends un peu effrayants pourtant ils sont des esprits protecteurs (symbole de la justice) au contraire des kuishin.

 Au début de la dynastie de Joseon, on retrouve généralement le Haetae à l'entrée des palais, ils sont souvent réprésentés en couple, parfois un petit est sur le dos ou entre les pattes de la femelle. On peut voir d'ailleurs de nombreuses sculptures dans l'architecture traditionnelle coréenne notamment devant l'assemblée nationale. La croyance veut qu'ils protégeaient les habitants de Hanyang, les séoulites actuel des catastrophe naturelles.

Pendant la construction du palais de Gyeongbokgung, une prédiction des géomanciens disaient que l'énergie du "Yang" de la montage de Gwanak traversant la rivière allait apporté un désastre au pays. Alors afin d'annuler ce Mojo, des statues de Haetae ont été placées devant les portes.

Depuis 2009, Seoul utilise Haechi comme symbole.  Les statues Haetae qui gardent l’entrée du palais de Gyeongbokgung (경복궁) sont considérés comme étant un symbole national

Imugi  (이무기)

Dans les légendes populaire, il est dit que la plupart des dragons seraient à la base des imugi qui ressemblent à de gigantesque serpent. Il existe différente version, certains contes expliquent que si l'imugi attrape un "yeouiji" tombé du ciel, il pourrait devenir un vrai dragon, yong ou mireu. Et dans d'autres que les imugi seraient des dragons dépourvu de corne, ressemblant à des serpents qui auraient été maudits. selon d'autres histoires, l'imugi devrait survivre mille ans afin de devenir un vrai dragon.

 

Le Kkangcheoli

Le Kkangcheoli est un Imugi qui a mal tourné.

 

Kuishin ou gwishin (괴신)

Le Kuishin est une figure récurrente dans les histoires coréennes. la Corée ne déroge pas à la règle, eux aussi ont leurs spectres et esprits non vivants. La majorité d’entre eux hanterait les hôpitaux, les écoles et tout autre type de lieux abandonnés et glauques. Parmi les nombreux fantômes de ces légendes effrayantes, voici quatre esprits les plus célèbres :

  • Mul kuishin (물귀신) est une âme noyée dans les eaux. Il existe deux sortes de mul kuishin : les âmes des noyés revenus hanter les pêcheurs et les esprits dragons de l’eau. On dit des premiers qu’il ne faut jamais toucher le corps d’un noyé sous peine d’être entraîné avec lui dans les profondeurs.

  • Chonyo kuishin (처녀귀신) est l’âme d’une défunte non mariée. Le fantôme vient hanter les vivants et les harcèle de sa rancœur. Pour se libérer d’un tel spectre, on fait souvent appel à l’exorcisme d’un chamane.

  • Si les chonyo kuishin harcèlent plutôt les hommes, les mongdal kuishin (몽달귀신) Le mongdal kuishin est, en effet, l’âme d’un défunt non marié. Ils s’en prennent souvent aux femmes qu’ils visitent durant leur sommeil. 

  • Dalgyal kuishin (달걀귀신) est un fantôme sans visage. Son nom peut se traduire par « le fantôme avec une tête d’œuf (달걀) ». Il est reconnaissable à ses vêtements blancs et à son lourd fardeau qu’il transporte sur les routes sinueuses des montagnes coréennes. On dit qu’après en avoir croisé un, on tombe rapidement malade et on meurt. Si, par malheur, votre chemin devait en croiser un à l’avenir, assurez-vous de ne surtout pas regarder son visage lisse.

 

 Le samjok-o - 삼족구

 

 

Le samjok-o est aussi connu en Chine sous le nom de Sanzuwu et dans la mythologie japonaise sous le nom de Yatagarasu.

Les anciens pensaient que le Samjok-o était une sorte de corbeau à trois pattes qui vivait sur le soleil contrairement à la tortue qui vivait sur la lune.

Dans la période du royaume de Goguryeo, le Samjok-o était vu comme le symbole du soleil.

A l'époque du royaume, ce symbole était très aimé par sa supériorité au dragon et au bonghwang (phoénix) coréen.

on le retrouve également dans les royaumes de Goryeo et Joseon.

 

De nos jour, il est encore représenté en particulier dans les séries TV comme Jumong ou dans le royaume des vents.

Le symbole du Samjok-o apparaît aussi sur l'emblème de l'équipe de football de la Jeonbuk Hyundai Motors. Beaucoup de société l'utilise également comme Logo.

 

Les gardiens

 

Baek-Ho - 백호 (le tigre blanc)

 

Le tigre blanc était encore présent dans l'ensemble de la Corée, il y a quelques dizaines d'années, malheureusement de nos jours il a complètement disparu victimes de son titre de divinités et de puissance ou par simple plaisir, il a été chassé.

Nommé Baek Ho qui signifie il est orienté vers l'est, on peut retrouver son nom dans l'expression Baek Ho N'ai qui signifie le versant Ouest d'une montagne.

Le tigre blanc incarne plusieurs symboles tel que le courage, la dignité et la cruauté. Malgré tout il a toujours été respecté car il est aussi le symbole de la chance et de la bonne santé.

Dans les représentations traditionnelle, le tigre blanc représenterait la totalité de la péninsule et son dos serait la fracture rocheuse Bar Du Gan ce qui signifie "qui court tout le long de la Corée". De jirison en Corée du Nord avec le mont Baekdusan.

 

Chong-nyong -  (Le dragon bleu)

 

Nommé Chong-nyong ce qui signifie il est orienté à l'est, est le gardien du tombeau de l'est. Ce dragon ne crache pas du feu mais le mange. Il ne pond pas mais donne naissance à ses enfants dans les grottes ou les lacs.

Il règne sur les flots et en est le maître, de ce fait, il contrôle les inondations ainsi que les sécheresses. Comme le dragon chinois, son corp est composé de 9 parties d'animaux différents, il a les bois du cerf, les oreilles du boeuf, le ventre d'un mollusque, les griffes de l'aigle, les pattes tigre, le corp du serpent, les écailles du poisson, la tête du chameau et les yeux du lièvre. La boule qu'il détient est la source de son pouvoir.

Le dragon bleu détient le pouvoir sacré, et est le signe de protection contre les esprits et de bonne chance, mais il est aussi celui de l'irascibilité, l'instabilité, mystification et de fureur dévastatrice.

Les coréens disent que les dragons Vivent dans les montagnes, c'est pourquoi il est mal vu de construire beaucoup dans les montagnes, encore aujourd'hui mis à part les temples et les installations militaires ou technologique.

Durant l'histoire les rois en Corée du Sud ont souvent arboré le dragon que ce soit dans les palais, à l'entrée ou sur le devant des temples (afin de protéger les croyants) ou dans les symboles royaux afin de représenter l'autorité morale, physique et religieuses

 

Le phoenix rouge - 주작

 

Le phoenix rouge appelé Jujak 주작 - 朱雀, est la représentation de l'élégance et garanti un avenir prospère. Il se nourrit des prières et des louanges des mortels. Il est orienté vers le sud, il était l'exemple et le protecteur de la reine ou de l'impératrice.

on le retrouve aujourd'hui sur les armoiries de la présidence de Corée du Sud, sur les fontons des temples bouddhiste ainsi que sur les portails d'entrées de bâtiments important de coréen.

 

Hyeonmu (La tortue noire) - 현무

 

La tortue noireHyeonmu (현무 / 玄) est le symbole de la longévité et aurait le pouvoir de divination, elle est orientée vers le nord. Elle reigne sur la nature et sur les insectes, on peut voir la tortue noire représentée un peu partout en corée notament sur les fontaines, sur les tombes, les temples et autres lieux sacrés.

on peut retrouver les quatres gardiens dans les munjado, ils sont issus de la mythologie chinoise.

Ils sont les gardiens éternels du peuple coréen.

Voici un article sur les prénoms coréens


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